Bien-être & Santé

Hypnose et anxiété

L'anxiété a ceci de particulier qu'elle parle au futur. Elle anticipe, elle imagine, elle prépare des scénarios que rien ne confirme, et elle épuise à force de tourner. Contrairement au stress, qui répond à une pression réelle et présente, l'anxiété continue quand la pression retombe. L'hypnose ericksonienne travaille cette mécanique d'anticipation, en complément d'un suivi médical quand celui-ci est en place. L'accompagnement se déroule au cabinet d'Illkirch, dans l'Eurométropole de Strasbourg, ou en visio.

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Une femme respire face à une grande fenêtre ouverte sur des montagnes, le regard porté au loin

Stress ou anxiété : comment les distinguer

 Le stressL'anxiété
Déclencheurune situation présente et identifiableune situation imaginée, à venir
Duréeretombe quand la situation se règlepersiste sans objet précis
Utilitémobilise, prépare à l'actionépuise sans préparer à rien
Manifestationtension, urgence, hypervigilanceruminations, anticipation, boule au ventre
Ce qu'on travaillela réponse à la pressionle mécanisme d'anticipation

Stress et anxiété, deux choses différentes

Les deux mots s'emploient souvent l'un pour l'autre, et cette confusion a des conséquences très concrètes sur ce qu'il convient de travailler.

Le stress répond à quelque chose. Une échéance, une charge de travail, un conflit. Il monte quand la situation se présente, il redescend quand elle se règle. C'est une réaction d'adaptation, utile dans son principe, épuisante quand elle dure. Ce terrain-là se traite du côté de l'accompagnement du stress.

L'anxiété anticipe. Elle fonctionne sans déclencheur présent, à partir de ce qui pourrait arriver. Une soirée tranquille peut être traversée d'anxiété, alors qu'aucune pression réelle ne pèse à cet instant. C'est ce décalage qui la rend si déroutante, et qui explique pourquoi les conseils du type « détends-toi » tombent systématiquement à côté.

Beaucoup de personnes vivent les deux, l'un nourrissant l'autre. Distinguer les deux mécanismes en séance permet de savoir sur quoi porte le travail, plutôt que de traiter une réaction pour une autre.

Les visages de l'anxiété

La crise d'angoisse

Elle arrive vite, avec des manifestations physiques impressionnantes : cœur qui s'emballe, souffle court, sensation d'étouffer, impression que quelque chose de grave est en train d'arriver. Beaucoup de personnes se rendent aux urgences lors de la première, convaincues d'un problème cardiaque. Le corps dit vrai sur l'intensité, et la peur d'une nouvelle crise devient elle-même un moteur d'anxiété.

L'anxiété diffuse

Celle-ci s'installe en fond, sans objet précis. Une tension permanente, une vigilance qui reste allumée, un sommeil qui s'écourte. Elle passe souvent inaperçue des proches parce qu'elle se vit à l'intérieur, et ceux qui la portent finissent par la considérer comme leur tempérament.

Les ruminations

La pensée tourne, revient, refait le même trajet des dizaines de fois, souvent le soir au moment de s'endormir. Chaque tour donne l'impression de réfléchir, alors qu'aucune décision n'en sort. Ce mécanisme entretient l'anxiété autant qu'il en découle.

L'anxiété d'anticipation

Elle précède un examen, un entretien, un trajet, une rencontre. Elle occupe parfois les jours qui précèdent, jusqu'à peser plus lourd que l'événement lui-même. Ce terrain rejoint celui des phobies et des peurs quand une situation précise devient à éviter.

Ce que l'hypnose travaille

L'anxiété se joue dans une zone du cerveau qui décide plus vite que la conscience. C'est pourquoi le raisonnement, si juste soit-il, la laisse le plus souvent intacte : vous savez que la crainte est disproportionnée, et cela ne change rien à ce que le corps déclenche.

Le travail hypnotique intervient à cet étage-là. Il porte sur la réaction d'alerte elle-même, sur le seuil à partir duquel elle se déclenche, et sur les signaux que votre système a appris à considérer comme dangereux. Il porte aussi sur l'après : la peur d'avoir peur, qui entretient à elle seule une grande part des troubles anxieux installés.

Vous repartez avec des outils d'auto-hypnose utilisables en quelques minutes, au moment où la montée se fait sentir. Cette autonomie compte particulièrement dans ce motif : savoir que l'on dispose d'un moyen d'agir réduit déjà l'anticipation.

Quand l'anxiété a des retentissements physiques durables, tensions, troubles digestifs ou éruptions cutanées, le travail rejoint celui mené sur les troubles psychosomatiques. Quand elle abîme le sommeil, ce qui est fréquent, il rejoint l'accompagnement des troubles du sommeil.

Combien de séances, et comment elles s'organisent

Une crise d'angoisse isolée, liée à un événement identifiable, se travaille souvent en trois à cinq séances. Une anxiété installée depuis des années demande davantage, et se construit par étapes plutôt que d'un bloc.

Le rythme compte autant que le nombre. Les premières séances se placent assez rapprochées, à une ou deux semaines d'intervalle, pour installer une dynamique et donner des outils utilisables tout de suite. Elles s'espacent ensuite à mesure que l'autonomie s'installe.

Un point mérite d'être anticipé : dans ce motif, les progrès sont rarement linéaires. Une semaine paisible peut être suivie d'un épisode difficile, et beaucoup de personnes y voient un retour à la case départ. C'est très généralement une étape ordinaire du parcours, et le savoir à l'avance évite de la vivre comme un échec.

Nous faisons le point à chaque rendez-vous, en regardant des éléments concrets : la fréquence des épisodes, leur intensité, le temps nécessaire pour revenir au calme, et ce que vous vous autorisez à nouveau. Ces repères valent mieux qu'une impression générale, qu'un jour difficile suffit à assombrir.

L'anxiété chez l'adolescent

L'adolescence concentre plusieurs facteurs à la fois : un corps qui change, une pression scolaire qui s'intensifie, une vie sociale devenue un enjeu majeur, et des réseaux qui prolongent le regard des autres jusque dans la chambre. L'anxiété y trouve un terrain particulièrement favorable.

Elle s'exprime rarement avec les mots des adultes. Elle prend la forme de maux de ventre le matin, d'un repli, d'une irritabilité inhabituelle, d'un sommeil décalé, parfois de résultats scolaires qui décrochent sans explication. Les parents mettent souvent des mois à faire le lien, et c'est bien compréhensible.

L'hypnose fonctionne remarquablement bien avec les adolescents, pour une raison simple : ils entrent en imagination avec une facilité que la plupart des adultes ont perdue. Les séances sont plus courtes, plus concrètes, et laissent une large place à ce qui leur parle.

Le cadre demande quelques précisions. L'accompagnement d'un mineur suppose l'accord des parents, et le jeune doit être partie prenante : venir sous contrainte donne rarement quelque chose. Un temps d'échange avec les parents ouvre le parcours, puis les séances se déroulent avec le jeune seul, ce qui protège sa parole. Quand l'anxiété touche surtout à l'école, le travail rejoint la réussite scolaire et les examens.

Quand un suivi médical est nécessaire

Ce point mérite d'être dit sans détour, parce que l'anxiété est un motif où la frontière avec le trouble caractérisé est fine.

Le trouble anxieux généralisé et le trouble panique relèvent d'un suivi médical. Ce sont des diagnostics posés par un médecin ou un psychiatre, avec des prises en charge établies. L'hypnothérapie vient en complément de ces prises en charge, avec l'accord de votre praticien.

La même règle vaut pour un traitement en cours. Un anxiolytique ou un antidépresseur se poursuit, et toute décision le concernant appartient au médecin qui l'a prescrit. Une séance d'hypnose confirme la nécessité de s'en remettre entièrement à cette décision médicale.

Certains signes appellent un avis médical rapide plutôt qu'une séance d'hypnose : des crises qui se répètent et s'intensifient, une anxiété qui empêche de sortir ou de travailler, des idées noires. Le dire fait partie du travail, et l'orientation vers le bon interlocuteur en fait partie tout autant.

Dans le cadre d'un suivi déjà en place, l'hypnose apporte un terrain complémentaire utile : la gestion des crises, le travail sur l'anticipation, et des outils d'autonomie au quotidien.

Le cabinet à Illkirch, Eurométropole de Strasbourg

Je vous reçois chez FORSANTAL, 60 rue des Charmilles, 67400 Illkirch-Graffenstaden, du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi matin de 8h à 13h, avec de la souplesse quand aucun créneau ne s'accorde à votre emploi du temps.

Les séances en visioconférence conviennent bien à ce motif, et rendent service aux personnes que l'anxiété rend justement le déplacement difficile. Le travail garde la même qualité, et le cadre familier aide parfois à se déposer plus vite.

La page Bien-être & Santé réunit les accompagnements voisins, et la page du cabinet détaille l'accès et les modalités de rendez-vous.

Pour aller plus loin
  • INSERM, Évaluation de l'efficacité de la pratique de l'hypnose, expertise collective, 2015 — l'état des connaissances sur les usages thérapeutiques de l'hypnose.
  • Haute Autorité de Santé, recommandations sur la prise en charge des troubles anxieux — pour tout ce qui relève du trouble caractérisé, du ressort du médecin.

Questions fréquentes sur l'anxiété

Ce qu'on demande le plus souvent avant une première séance.

Retrouver de l'espace

Desserrer ce qui anticipe en permanence

Un premier échange pour distinguer ce qui relève du stress, de l'anxiété, et de ce qui demande un avis médical. En toute clarté.

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