Hypnose
7 idées reçues sur l'hypnose (et ce que la réalité dit vraiment)
« On reste conscient ? » « C'est comme dormir ? » « Le thérapeute peut me faire faire n'importe quoi ? » Voici les 7 mythes les plus répandus sur l'hypnose, et ce que la réalité dit vraiment.
Avant de prendre rendez-vous avec une hypnothérapeute, beaucoup de personnes hésitent. Elles portent en tête des images issues du cinéma, des spectacles de scène, ou de vieilles croyances transmises de bouche à oreille, et ces images soulèvent des questions légitimes.
Ces idées reçues sur l'hypnose sont compréhensibles. Elles ont la vie dure, précisément parce qu'elles s'appuient sur une image spectaculaire qui marque les esprits, mais qui reste bien éloignée de la pratique thérapeutique réelle.
Alors, avant d'aller plus loin, prenons le temps de remettre les choses à leur place, avec bienveillance et sans condescendance.
Les 7 idées reçues sur l'hypnose les plus répandues
Mythe 1 : on perd conscience pendant l'hypnose
C'est sans doute la crainte la plus fréquente. L'image du sujet qui « s'effondre » et ne sait plus ce qui se passe autour de lui est ancrée dans l'imaginaire collectif.
La réalité : vous restez conscient·e tout au long de la séance. L'état hypnotique est un état de conscience modifiée, comparable à celui que vous traversez naturellement quand vous êtes absorbé·e dans un livre, ou perdu·e dans vos pensées sur l'autoroute. Votre attention se concentre, votre esprit s'apaise, vous restez pleinement présent.
Mythe 2 : l'hypnothérapeute contrôle votre esprit
Celui-ci alimente beaucoup d'inquiétudes. L'idée que quelqu'un pourrait avoir « le pouvoir » sur vous, accéder à vos pensées les plus intimes, vous faire agir contre votre volonté.
La réalité : l'hypnose ne fonctionne qu'avec vous, jamais sur vous. Vous conservez entièrement votre libre arbitre. Vous restez en accord avec vos valeurs et votre volonté profonde à chaque instant. L'hypnothérapeute est un guide, vous restez le pilote.
Mythe 3 : l'hypnose ne marche pas sur tout le monde
« Moi, je ne suis pas hypnotisable », voilà une phrase souvent entendue. Elle vient souvent d'une expérience avec un hypnotiseur de scène, où la personne n'a pas été sélectionnée ou a été trop dans l'observation critique pour se détendre.
La réalité : toute personne capable de se concentrer et de laisser aller son attention peut entrer en état hypnotique. C'est une capacité naturelle, accessible à chacun. Certaines personnes y accèdent plus facilement que d'autres, mais avec un accompagnement adapté, la grande majorité des gens y arrivent. La capacité d'imagination et la volonté de coopérer suffisent.
Vous avez désormais quelques clés pour regarder l'hypnose avec un œil plus juste. Derrière chaque idée reçue se cache souvent une invitation à explorer ce que vous portez déjà en vous, cette capacité naturelle à mobiliser vos ressources intérieures pour avancer vers ce qui compte vraiment.
Mythe 4 : l'hypnose de spectacle, c'est la même chose que l'hypnose thérapeutique
C'est peut-être l'une des confusions les plus profondes. Les numéros de scène, où des volontaires imitent des poules ou exécutent des ordres absurdes, ont construit une image de l'hypnose qui effraie autant qu'elle fascine.
La réalité : l'hypnose de spectacle repose sur la suggestibilité sociale et la sélection de volontaires particulièrement réceptifs, dans un contexte ludique où les participants acceptent tacitement les règles du jeu. L'hypnose ericksonienne, elle, est une approche thérapeutique douce, personnalisée, qui respecte le rythme et la singularité de chaque personne.
Mythe 5 : l'hypnose, c'est comme dormir
L'état de transe légère peut ressembler en apparence au sommeil, yeux fermés, respiration ralentie, corps détendu. D'où l'amalgame.
La réalité : le cerveau en hypnose est en état d'éveil focalisé. Les études en neurosciences montrent une activité cérébrale spécifique, particulièrement dans les zones liées à l'attention et au traitement des émotions. Vous entendez ce qui se dit, vous pouvez répondre, vous gardez le fil. Le sommeil serait même contre-productif : c'est précisément cet état de demi-présence focalisée qui permet le travail intérieur.
« L'hypnose n'est pas un état où l'on part, c'est un état où l'on arrive enfin à soi. »
Mythe 6 : on peut rester « bloqué » sous hypnose
Cette idée a quelque chose d'angoissant : et si on n'en revenait pas ? Si on restait coincé dans cet état ?
La réalité : cela ne s'est jamais produit dans le cadre d'une pratique sérieuse. L'état hypnotique se termine naturellement, soit par l'invitation du thérapeute, soit spontanément si la personne choisit de sortir. Dans le pire des cas, on glisse simplement vers un sommeil naturel dont on se réveille de soi-même. Il n'existe aucun mécanisme qui pourrait « bloquer » quelqu'un dans un état hypnotique.
Mythe 7 : l'hypnose, c'est ésotérique ou mystique
Certains associent l'hypnose aux pendules, aux disciplines New Age, à un univers de croyances irrationnelles. Ce qui les dissuade d'y recourir.
La réalité : l'hypnose est étudiée scientifiquement depuis plus d'un siècle. Elle est reconnue par l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) et utilisée dans certains services hospitaliers français, notamment en anesthésie et en gestion de la douleur. L'hypnose ericksonienne s'appuie sur des fondements psychologiques solides, issus des travaux du psychiatre Milton H. Erickson. Rien de magique, tout de profondément humain.
À Strasbourg, une hypnose qui vous rend à vous-même
Ce que ces sept mythes ont en commun : ils positionnent l'hypnose comme quelque chose qu'on subit, qu'on ne maîtrise pas, qui nous échappe. La réalité thérapeutique est exactement inverse.
L'hypnose ericksonienne est avant tout un outil de reconnexion à soi, à vos ressources intérieures, à votre capacité de changement, à ce que vous savez déjà faire, même si vous l'avez oublié. C'est pourquoi la démarche d'Angélique Nimsgern à Strasbourg s'inscrit dans une vision respectueuse et bienveillante de chaque personne.
Et si vous souhaitez aller un peu plus loin avant de prendre rendez-vous, sachez qu'il est tout à fait possible de commencer à explorer l'auto-hypnose comme pratique du quotidien, une manière douce de se familiariser avec cet état.
Questions sur l’hypnose
Ce que vous souhaitez savoir avant de commencer.
Oui, pleinement. L'état hypnotique est un état modifié de conscience, pas une perte de conscience. Vous entendez ce qui se passe, vous percevez votre corps, vous restez maître de vos choix. Beaucoup de personnes décrivent une attention plus fine encore que d'habitude, simplement orientée différemment.
Non. L'inconscient préserve les valeurs profondes de la personne. Une suggestion qui irait à l'encontre de vos convictions ou de votre intégrité serait simplement refusée, vous sortiriez de l'état hypnotique ou ignoreriez la suggestion. La confiance dans le thérapeute reste essentielle, mais votre intégrité est toujours protégée.
Oui. Des études en neuro-imagerie, en psychologie clinique et en médecine confirment l'efficacité de l'hypnose dans plusieurs domaines : douleur, anxiété, syndrome du côlon irritable, préparation chirurgicale. L'Inserm a publié plusieurs rapports en ce sens. C'est une approche sérieuse, étudiée et de plus en plus intégrée aux parcours de soin.